Voici comment bien s'hydrater avant un marathon

Comment bien s’hydrater pendant un marathon ?

Tu maîtrises maintenant ton repas de la veille, mais l’hydratation pendant la course, c’est une autre paire de manches. Boire trop, pas assez, au mauvais moment : les erreurs sont nombreuses et peuvent ruiner tes 42 km.

On va répondre à toutes tes questions.

Pourquoi l’hydratation pendant la course est cruciale ?

Pendant un marathon, tu perds entre 1 et 3 litres d’eau par heure selon ta morphologie et la météo. Cette perte s’accompagne d’une fuite de sodium, potassium et magnésium : les fameux électrolytes. Sans compensation, tes performances chutent dès 2% de déshydratation.

Les signes d’une mauvaise hydratation ? Crampes, fatigue prématurée, difficultés de concentration et dans les cas extrêmes, malaise. À l’inverse, trop boire peut provoquer une hyponatrémie (dilution du sodium sanguin), encore plus dangereuse. D’ailleurs, lisez ici notre article sur que manger la veille d’un marathon.

La stratégie des petites gorgées

Oublie l’idée de boire uniquement quand tu as soif : c’est déjà trop tard. Sur marathon, la règle d’or c’est 150-200ml toutes les 15-20 minutes, soit 3-4 gorgées. Ça représente environ 400-600ml par heure selon ton rythme.

Commence dès le premier ravitaillement, même si tu n’as pas soif. Ton cerveau mettra du temps à ressentir la déshydratation, mais tes muscles, eux, la subissent déjà. Les coureurs expérimentés ont leurs propres repères : certains boivent à chaque borne kilométrique paire, d’autres se calent sur leur montre.

Eau ou boisson énergétique : le bon choix

Pour un marathon de moins de 2h30, l’eau suffit largement. Au-delà, une boisson énergétique isotonique devient intéressante pour compenser les pertes en électrolytes et apporter des glucides. Mais attention : teste toujours tes boissons à l’entraînement.

Les grandes marques comme IsostarPowerade ou Gatorade sont formulées pour être bien tolérées, mais chaque organisme réagit différemment. Certains coureurs préfèrent diluer leur boisson de 50% pour éviter les troubles digestifs, d’autres alternent eau et boisson énergétique.

La technique des ravitaillements

Aux postes de ravitaillement, ne t’arrête jamais complètement : ralentis, prends ton gobelet, bois en marchant si nécessaire, puis reprends ton rythme. Écrase légèrement le gobelet pour créer un petit entonnoir : ça évite d’en mettre partout.

Si tu transportes ta propre gourde ou utilises un sac d’hydratation, veille à ce que le liquide soit à température ambiante. Trop froid, ça peut provoquer des crampes d’estomac. Trop chaud, c’est juste dégoûtant après 25 km.

Les erreurs à absolument éviter en hydratation avant un marathon

Ne bois jamais d’un coup un demi-litre au km 30 parce que tu réalises que tu as soif. Ton estomac ne peut pas absorber plus de 200-250ml toutes les 15 minutes, le reste ressortira par la bouche. Ne teste jamais une nouvelle boisson le jour J, même si elle a l’air top.

Évite aussi de boire uniquement de l’eau sur de très longues distances : tu risques l’hyponatrémie. Et n’oublie pas que la soif n’est pas un indicateur fiable pendant l’effort : elle arrive souvent après la déshydratation.

Après la ligne d’arrivée

Dès que tu franchis la ligne, continue à boire par petites gorgées même si tu n’en as pas envie. Ton corps a besoin de plusieurs heures pour retrouver son équilibre hydrique. Une boisson de récupération avec des électrolytes et un peu de sucre accélère le processus.

Les premiers signes d’une bonne réhydratation ? Des urines claires dans les 4-6h qui suivent la course. Si elles restent foncées plus longtemps, continues à boire régulièrement et consulte si tu ressens des vertiges ou des nausées persistantes.

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